Activités artistiques et manuelles

Atelier Plaisir d’écrire

par Maryvonne Keen

Un vendredi par mois

Atelier Plaisir d'écrire

Écrire c’est se raconter !

Dans cet atelier, vous venez écrire sur ce que vous voulez, votre vie à Bruxelles par exemple, et ce que vous y trouvez de nouveau, de sympathique, de nostalgique et de prometteur.

Que vous veniez d’arriver ou que vous soyez déjà bien installées, vous êtes invitées à porter un regard neuf sur vous
et votre environnement... avec l’aide des mots de cette belle langue française qui, elle aussi, nous rassemble à l’Accueil.

Le thème du jour sera dicté par le lieu choisi ou inspiré par vous, si vous avez l’audace de l’exprimer. N’hésitez pas à contacter la responsable pour tout renseignement.

L’atelier d’écriture s’est laissé inspirer au Café de la Maison du Peuple, Parvis St-Gilles, par une fresque de Elzo Durt. C’était le 14 décembre dernier.

Al dente !
Sous les arabesques voluptueuses du temps qui passe, les nymphes aux yeux blancs ont glissé leur corps sensuel dans le décor exubérant d’une forêt tropicale tapissée de fougères carnivores.
Où sont passés leurs iris ?
Elles se meuvent en aveugle à la recherche de leur regard perdu.
Une danse au rythme païen les guide sur le fil d’Ariane vers un temple dédié au dieu Soleil.
Les craquements sous leurs pieds résillés, témoins de leur présence lascive et égarée inquiète le visiteur des lieux.
Les nymphes errent sans but comme prisonnières d’un monde sans vie. Le poids de la chaleur humide colle les drapés des étoffes sur leurs corps dénudés. La chaleur pesante altère la fluidité de leurs mouvements qu’elles voudraient libres et aériens.
L’air est épais, il entrave leur danse, alourdit leurs déplacements.
La plante de leurs pieds potelés peine à les élever dans un monde qu’elles voudraient
céleste. Elles sont inexorablement lestées à la Terre mère, nourricière et gourmande.
Telles des bacchantes, elles pétrissent le sol à l’image des vendangeuses d’un autre temps. Elles sont comme happées par les vapeurs d’alcool. Elles piétinent désespérément accrochées au serpentin de leur vie robotique.
Qui tient les commandes ? Dieu ou Satan ?
Mes pensées divaguent bercées par les notes liquides d’un nocturne de Chopin…..
Odile Keller
Plaisir d’Ecrire – 14 décembre 2018

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